Après un départ de saison en fanfare; fin avril début mai vint mettre un frein à notre optimisme. Pluie, vent du Nord refroidissant, nos abeilles ont souffert de ces mauvaises conditions climatiques. Le développement de nos colonies en a été grandement affecté. Diminution de la population, arrêt de la ponte et début de famine. Nous avons donc du nourrir les colonies les plus faibles. Nos efforts ont permis de passer ces trois semaines sans trop de déboires, même si la miellée de printemps en a été grandement affectée. Une petite quarantaine de kilos de miel de pissenlit ont toutefois permis de remettre en route la miellerie.

Malgré ces conditions, nous avons pu réaliser une quarantaine d’essaims, et les fécondations de reines n’ont pas trop souffert. C’est ainsi qu’une trentaine d’essaims viennent renforcer notre cheptel.

Le gel a mis fin à nos espoirs de produire du miel d’acacia dans le secteur d’Issoire (63), c’est pourquoi nous avons décidé de transhumer les 25 dernières ruches achetées auprès de Jacky Dufoix. Nous en profitons également pour le remercier de sa bonne humeur et de son accueil, et lui souhaitons une bonne retraite.

Les colonies du Puy de Dôme ont été déplacées en Aubrac, à Saint Laurent de Muret, afin de se remettre de cette famine printanière, avec de bons espoirs sur la miellée de framboisier. Le rucher, implanté à 1250m d’altitude bénéficiera, nous l’espérons, également de la bruyère un peu plus tard dans l’été.

Ce printemps en demi-teinte a toutefois limité l’essaimage, sauf sur le rucher de la Tieule, où l’essaimage massif a freiné nos ambitions de production, malgré nos efforts. Problème de souche générique ou contexte local? Nous en profitons pour remérer les colonies. Nos deux ruchers du causse profitent des dernières fleurs en cette mi-juin, car fenaison et sécheresse devraient rapidement laisser nos abeilles sans ressource. Nous allons devoir les déplacer sous de meilleurs hospices, Haute Margeride notamment.

Deux autres ruchers sont implantés en Sud Aubrac, où ronces et châtaigniers devraient remplir les hausses. Les semaines à venir seront cruciales pour la récolte, car à la mi juillet les ressources devraient grandement s’amenuiser. Nous sommes optimistes et les hausses s’empilent. La réalisation du matériel cet hiver nous permet de pourvoir à nos besoins, grâce à l’atelier menuiserie de l’ESAT La Colagne.

Nous en avons profité également pour réaliser une quinzaine de nucléi (petite unité de fécondation pour l’élevage de reines), afin de remplacer les reines déficientes et maintenir un cheptel performant.

Pour cette fin juin, les premières récoltes se profilent, et notre équipes est fin prête à faire couler du miel. En espérant un été qui fasse la joie de l’apiculteur. Nous en profitons pour souhaiter une bonne retraite à notre camarade Francis Vigne, compagnon de route du début de l’atelier, qui je l’espère, pourra poursuivre l’apiculture de son côté. Bonne route à lui.

Damien Berthoulat, 18 Juin 2017.

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