La saison démarre au Clos du Nid

Après une première année test avec les travailleurs des ESAT (Etablissement et Service d’Aide par le Travail) de l’Association du Clos Du Nid, l’activité apicole redémarre et prend de l’ampleur. Ce projet pédagogique, autour de la pratique de l’apiculture, est le résultat d’un partenariat entre Bienmanger.com et l’association du Clos du Nid, accompagné par des professionnels du monde apicole.

Depuis 1955, l’Association Le Clos du Nid s’engage en faveur des personnes, enfants et adultes, en situation de handicap mental, physique et associé quels qu’en soient la nature et le degré, afin de leur apporter l’accueil, le soin, l’accompagnement, l’épanouissement social, éducatif et/ou professionnel dont elles ont besoin. Situés au cœur du département de la Lozère, desservis par l’A75,  les 21 établissements et services gérés  offrent des prestations adaptées assurées par plus de 1000 professionnels qualifiés.

Ruches et ruchettes prêtes à servir pour la nouvelle saison

Ruches et ruchettes prêtes à servir pour la nouvelle saison

Depuis 2016, six travailleurs recrutés après un appel à candidature dans l’ensemble des établissements, intègrent l’atelier d’apiculture, encadrés par deux moniteurs. Après une période de formation théorique, tout le monde a pu se confronter aux abeilles et à la manipulation des ruches. Les travailleurs ont ainsi accompagnés le développement des colonies tout au long de la saison, et ont pu effectuer toutes les taches inhérentes à la gestion d’un cheptel d’abeille : Préparation des ruches, multiplication du cheptel, récolte, extraction et conditionnement du miel… Et malgré une météo plutôt défavorable au printemps 2016, nous avons pu produire environ 900 kg de miel, entre Causse de Sauveterre, Aubrac et Margeride (département de La Lozère). La saison s’est terminée en beauté par une médaille d’argent au concours des miels de Lozère, dans la catégories Aubrac/Margeride. Après cette première année réussie, tout le monde s’est donné rendez vous en 2017.

 

 

 

Contrôle des cadres

Contrôle des cadres

Durant l’hiver, une partie de l’équipe a passé du temps à réaliser le matériel nécessaire à l’augmentation de notre cheptel avec l’aide de l’atelier de  menuiserie du Pôle Bois de Marvejols : Ruches, ruchettes, hausses cadres, afin de pouvoir monter le cheptel à 150 ruches en fin de saison. Pour ce faire nous allons acquérir une quarantaine de colonies supplémentaires, et multiplier notre cheptel, par la création d’essaims artificiels.

 

 

 

 

 

Cadre avec couvain (futures abeilles au centre) et son auréole de pollen (en jaune)

Le temps plutôt clément, en cette mi mars, nous a permis d’effectuer la visite de printemps, afin de tirer un bilan complet de l’état du cheptel en sortie d’hiver. Et quelle plaisir de trouver des rucher en pleine activité, sans aucune mortalité ! Seul deux ruches orphelines sont à déplorer, que nous avons réunies à d’autres.

 

 

 

 

 

 

Chaque colonie est visitée en détail, afin de juger des réserves de nourriture, de visualiser la présence de la reine, et de sa ponte, garante du futur

Activité devant la ruche

Activité devant la ruche

développement de la population. En fonction des observations (âge de la reine, importance du couvain et de la population, précocité du développement, stock de pollen…) les ruches seront conduites différemment soit pour la production, soit pour la multiplication.

Chacun retrouve ses repères et sensations dans un joyeux bourdonnement. Le buis sur le Causse et le saule sur l’Aubrac marquent le démarrage du butinage pour nos abeilles.

Restons prudent, il est encore tôt, et nous ne sommes pas à l’abris d’un retour de la pluie et du froid, qui peuvent complètement stopper le développement des ruches.

 

Arrivée des ruches du Clos du Nid à La Tieule (Lozère)

Ça y est les nouvelles ruches du Clos du Nid sont arrivées depuis le Puy de Dôme. Ces ruches ont été achetées chez Jacky Dufoix, près de Vic le Comte. Le Clos du Nid a acquis 40 ruches auprès de cet apiculteur en activité depuis 44 ans. Après une carrière bien remplie, Jacky Dufoix prend sa retraite en fin d’année, et cède une bonne partie de son cheptel. Nous avons donc pris rendez vous le vendredi 29 avril, afin de choisir les ruches.

Francis Gibelin et Jacky DufoixL’accueil de Jacky Dufoix fut des plus sympathique, et celui-ci nous a conduit à l’un de ses ruchers sur la commune de Mirefleurs. Nous avons ensemble visité les ruches afin de choisir celles qui constituerons notre futur cheptel. Ces ruches très populeuses, commençaient à présenter les premiers signes d’essaimage, donc nous avons détruits les cellules royales, et en avons profité pour marquer les reines. Chaque ruche possède sa hausse, qui contenait déjà du nectar. Après discussion, nous avons décidé de transhumer 20 ruches le soir même pour la Lozère, et les 20 autres restent sur place pour profiter de la miellée d’acacia locale. Ces 20 ruches seront transportées en Lozère fin mai/début juin, après la récolte de l’acacia.

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Première récolte

Le mois de juin annonce les premières récoltes de miel de printemps. Cette année la météo capricieuse, avec de longues périodes froides et pluvieuses n’a pas été favorable aux abeilles. De nombreux apiculteurs se retrouvent face à des colonies vides de réserves, voir doivent les nourrir pour éviter la famine. Cependant quelques secteurs s’en sortent mieux, comme le secteur de La Canourgue en Lozère, où les abeilles ont su tirer parti des quelques périodes de beau temps. Les ruches les plus fortes, et qui n’ont pas essaimées, ont rempli les hausses d’un miel ambré, riche en nectar d’érable (à confirmer avec une analyse pollinique).

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Comme le lait sur le feu…

Avec l’arrivée du mois de mai, l’activité se fait intense au rucher. Les colonies explosent littéralement, et l’apiculteur ne sait où donner de la tête. Ici en Lozère entre la vallée du Lot et le sud Aubrac, le pissenlit a donné le départ des grandes miellées (se dit de la sécrétion, en quantité, de nectar par certaines espèces de plantes à fleurs, dites mellifères), puis les arbres fruitiers, les pruneliers, et en cette mi-mai, aubépine et érable prennent le relais. Ces miellées permettent à la ruche de reconstituer ses réserves et ont pour conséquence de stimuler la ponte de la reine, seule femelle féconde de la ruche. Sa ponte journalière se situe entre 1000 et 2000 œufs par jour, soit l’équivalent de son propre poids.

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La saison a commencé !

Bonjour à tous. Ça y est la saison démarre… Depuis la mi-mars l’activité s’intensifie dans les ruches malgré une météo fraiche. La population des colonies est plutôt importante en ce début de printemps, signe d’un hiver plutôt doux, durant lequel les reines n’ont quasiment pas cessées de pondre. Il faut rester vigilant, car ces fortes populations consomment beaucoup de nourriture, et la ponte de la reine s’intensifie. De ce fait un retour durable du froid peu tout à fait être préjudiciable à la colonie. Si les réserves de nourriture sont faibles, la colonie risque la famine et l’hypothermie. La vigilance est de mise, et pour l’apiculteur cette période reste cruciale pour la saison à venir.

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